"L'homme qui a perdu la faculté de s'émerveiller et d'être frappé de respect est comme s'il était mort."

Albert Einstein

Aujourd'hui, la nature constitue souvent l'endroit des vacances, le terrain où l'on installe la seconde résidence ou le site qui permet la pratique de la moto dite "verte". De la nature sauvage, libre et inviolée, seuls les médias, la télévision et internet nous en donnent encore une image - bien déformée, hélas - qui fait rêver. Faut-il nécessairement courir en Camargue, au Kenya ou aux Iles Galapagos pour observer, connaître et protéger la nature et vivre à son rythme ?

Et si, au lieu d'aller au bout du monde, en rêve ou en réalité, nous allions tout simplement au bout du jardin : le petit bois sur les hauteurs du village de Maredret, la zone humide Al'Bagne, les buissons de prunelliers ou encore le fragment d'aulnaie et les saules têtards le long de la Molignée sont des milieux où l'on peut faire quantité de découvertes "extraordinaires".
 


 

L'observation de la nature demande la pleine possession de nos sens, trop souvent "mutilés" ou "dénaturés" par la routine quotidienne. Voir l'éclosion d'un bourgeon au printemps, écouter le cri de la chouette hulotte dans la nuit, sentir l'odeur de la terre fraîchement labourée, goûter la saveur de l'Alliaire, des fraises des bois ou des mûres ou toucher une gousse de Genêt sous le soleil brûlant de l'été pour en faire s'échapper avec grand bruit les graines : que de sensations, oubliées ou inconnues, à (re)découvrir.

L'observation de la nature conduit à la connaissance de la nature. A moins d'être déjà un passionné des choses de la nature, on fera appel à des spécialistes ou aux ouvrages. Connaître et protéger la nature ne signifie toutefois pas apprendre de longues listes de plantes et d'animaux. Il est bien plus important et plus fondamental d'aiguiser notre sens de l'observation et de prendre conscience de la diversité des êtres vivants. La destruction de la nature correspond toujours à une banalisation : un milieu naturel bien équilibré et non perturbé est d'ailleurs souvent fort riche en espèces végétales et animales. Le contact véritable avec la nature nécessite cependant d'avoir une attitude de respect devant ce monde merveilleux et mystérieux à la fois. L'apprentissage du respect de la nature et de la vie, c'est aussi l'apprentissage d'une certaine forme de modestie.

Vivre au rythme de la nature, c'est enfourcher son vélo le plus souvent possible et oublier à chaque occasion sa voiture dans le garage. Retrouver le rythme de la nature, c'est se refuser de manger des fraises toute l'année et c'est attendre avec impatience le mois de juin pour retrouver un goût que l'on croyait oublié. Découvrir la nature, c'est assister à la chute du jour dans son jardin plutôt que de s'assoupir devant sa TV.

Modes vestimentaires et autres de printemps, d'été, d'automne et d'hiver : où sont passées les saisons d'antan ? Vivre au rythme des saisons, c'est retrouver l'harmonie avec la nature. C'est renouer avec les racines de la vie. C'est vivre !
 

 

 

Cliquez sur l'une de ces photos pour découvrir plantes et animaux au fil des saisons
(printemps - été - automne - hiver).
 

Le naturaliste qu'est Yves Van Cranenbroeck, webmestre du site internet de Maredret, celui qui semble avoir des yeux tout autour de la tête (expression employée par un élève de Claude Bernard pour décrire plaisamment le grand biologiste, maître dans l'art de tout enregistrer), voudrait vous emmener à chaque lune, grâce à ce site internet ou, mieux, grâce aux visites guidées gratuites qu'il organise régulièrement à Maredret et dans la région de la Molignée, à la découverte de la nature de nos régions, au rythme des saisons. Ouvrez toute grande la porte du jardin : l'aventure commence à deux pas d'ici !
 















































 

Texte remanié d'un article d'Yves Van Cranenbroeck, webmestre du site internet de Maredret, publié dans "LA GAZETTE AUX POMMES", le mensuel d'information qui paraît toutes les lunes (Rixensart - Province de Brabant wallon - Belgique), N° 7, décembre 1985, page 8.

Photos © Yves Van Cranenbroeck.